Une gifle. Puis une autre, bien plus forte. Je te saute dessus. Tu tombes à terre. Te frappe, encore et encore, mes larmes éclaboussent ton visage. Tes yeux sont fermés, tu encaisses tous les coups, sans rien dire. Tu ne te défends pas, ce qui redouble ma rage. Je me défoule, des minutes entières, sur ton corps. Puis d'épuisement, tombe. Tes bras finissent par me serrer. Les miens te repoussent. Je me relève, te regarde, toi, la pièce. Les larmes m'offrent une vision si floue. La drogue aussi. Ma tête ne s'arrête pas de tourner. Je marche, tant bien que mal, jusqu'à la porte que je manque presque. Je finis par la prendre, un dernier regard derrière moi, je t'aperçois te relever, nos regards se croisent. Je sors. Titube le long du couloir. J'appelle l'ascenseur. Le bouton s'illumine. Une si petite lumière, dans ce couloir si sombre. J'attends, appuyée contre le mur. Je rentre à l'intérieur. Les portes se ferment, mais tu sembles avoir réussi à rentrer avant la fermeture totale. Tes mains prennent mon visage. Je baisse la tête. Mes poings se ferment, de toute leurs forces. L'envie de te frapper me revient, mais ton visage est bien trop près du mien. Je suis troublée. Encore une fois. Ta bouche m'effleure. La mienne la dévore. Mes poings se déserrent et t'attrapent. Nos lèvres continuent de s'entremêler. Mes sourcils se froncent. C'est tellement bon, de te retrouver, de tout retrouver. Mais à la fois tellement dur. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Je ne sais même pas qui de nous deux leur a demandé. Ta main prend la mienne, m'emmène dans l'appartement. Je tente de faire marche arrière, mais tu me serres trop fort. Arrivée dans la chambre, je sens mon corps tombée sur le lit avec le tien. Je te hais. Si tu savais à quel point. A quel point Je t'aime.
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Online seit Sonntag, 15. Februar, 2009 um 12:00
Geändert am Montag, 27. April, 2009 um 14:54